Cour d’appel de Paris, Pôle 6, ch. 2, 18 décembre 2025, n° 25-04.270
Un salarié licencié saisit le CPH en référé, sur le fondement des articles 15 RGPD et 145 CPC, pour obtenir l’intégralité de sa messagerie professionnelle afin de contester son licenciement et réclamer des heures supplémentaires. Le Conseil de prud’hommes le déboute et la Cour d’appel de Paris confirme cette décision.
La question est de savoir si le droit d’accès permet d’obtenir la copie de sa correspondance professionnelle dans un contentieux prud’homal.
La Cour fonde sa décision sur trois considérations.
La décision du 18 décembre 2025 soulève ainsi une question que la chambre sociale a partiellement éludée : celle du test d’indispensabilité.
A noter que le projet de règlement omnibus, en cours d’examen par la Commission européenne, pourrait amender le RGPD, notamment concernant l’étendue du droit d’accès et l’indispensabilité.